Un peu d’histoire

Préambule 

Nita

Extrait de l’article publié le 13/06/2011
www.reikiforum.com 

« Il y a aujourd’hui une abondance de livres sur le Reiki – plus de soixante titres en français. Malgré cette abondance, il serait peut-être bon de rappeler quelques caractéristiques de ce système, répondant ainsi aux questions que certaines personnes (praticiens de Reiki ou pas) peuvent se poser à ce sujet.

En ce qui concerne l’histoire du Reiki, la source la plus actuelle et qui nous apporte le plus d’informations véridiques est constituée sans aucun doute par les livres écrits par Frank Arjava Petter : Feu de Reiki, Reiki-Le Legs du Dr Usui et Le Manuel Original de Reiki du Dr Usui.
Mikao Usui, le créateur du système Reiki, est né le 15 Août 1865 et il est décédé le 9 Mars 1926. Il est enterré au cimetière Saihoji de Kyoto. A côté de sa tombe se trouve une stèle funéraire érigée en 1927 par ses élèves et on y trouve, en vieux japonais, de nombreuses informations qui démystifient totalement sa personne, sa vie et le Reiki même.
Entre autres, nous apprenons que M. Usui n’a pas été moine chrétien, qu’il n’a pas été professeur à l’Université Doshisha de Kyoto, qu’il n’a pas séjourné et étudié à l’Université de Chicago. (D’ailleurs, son nom ne se trouve dans aucune des Annales de ces Universités, ni en tant qu’élève, ni en tant qu’enseignant.)

Alors, que s’est-il passé ? Pourquoi avons-nous reçu une histoire du Reiki qui ne correspond pas à la réalité ?

La réponse à cette question pourrait être donnée uniquement par Mme Takata – qui a apporté le Reiki du Japon en Occident – mais elle n’est plus parmi nous. Nous ne pouvons actuellement que faire des suppositions, basées sur les informations que nous avons à notre disposition, ainsi que sur notre ressenti.

Et essayer de ne pas juger !

A mon avis, Mme Takata a considéré qu’il était nécessaire de faire ainsi.

Imaginez-vous que vous êtes Allemand, blond aux yeux bleus et que vous parlez Français avec un accent allemand prononcé. Imaginez-vous que nous sommes juste après la 2ème Guerre Mondiale et que vous arrivez en France avec une technique fabuleuse conçue par un Allemand. Il est probable que, par amour pour cette technique et par le désir de la répandre, vous seriez tenté « d’adoucir » un peu l’histoire sur l’inventeur de la technique, n’est pas ? C’est ce que Mme Takata a fait : elle a « adouci » l’histoire du Reiki pour qu’elle devienne acceptable aux yeux des Américains dans les années 50.

A-t-elle changé le système qu’elle avait reçu de la part de C. Hayashi ? Il est probable que oui, pour les mêmes raisons.

Mais je dirais plutôt qu’elle a adapté la façon japonaise au monde occidental où elle vivait. Et je dirais aussi que si elle n’avait pas présenté le Reiki tel qu’elle l’a fait, nous, qui avons un esprit assez différent de celui des Japonais, nous n’aurions peut-être pas été capables de percevoir l’importance, la grandeur et la beauté du Reiki. Et pour tout cela, je ne peux que dire : Merci, Mme Takata ! « . Nita

Histoire

Extrait de l’Histoire du Reiki, De Nita Mocanu
Manuel de Reiki I, Ed. Niando 

Mikao Usui 

L’histoire du Reiki a commencé il y a près d’une centaine d’années au Japon grâce à Mikao Usui, né le 15 Août 1865. C’était un personnage, hors du commun à différents points de vue que la vie a préparé pour réaliser une mission extrêmement importante. […]

Vers l’âge de huit ans, il commence à pratiquer le Kiko (version japonaise du Qi Gong). Au bout de deux ou trois, ans il acquiert des capacités énergétiques surprenantes et il peut déjà traiter d’autres personnes avec cette énergie. Mais bien que les traitements qu’il donne soient valables et efficaces, il découvre rapidement qu’en donnant sa propre énergie, dans les cas plus difficiles, il est pratiquement « vidé » de son énergie. II renonce donc au Kiko en tant que pratique thérapeutique. […]

En résumé, l’apprentissage spirituel et énergétique de Mikao Usui a été grandement influencé par ces quatre voies principales : Shintoïsme, Bouddhisme, les pratiques des Samouraïs et le Shugendo. […] Bien qu’arrivé à un très haut niveau spirituel, il est conscient qu’aussi longtemps que nous sommes incarnés, il nous manquera toujours quelque chose. II décide de faire pour la troisième fois de sa vie une méditation bouddhiste qui s’appelle la Méditation de la repentance du lotus. C’est une méditation très complexe qui dure trois semaines et il choisit comme lieu de méditation la petite montagne Kurama, au Nord de Kyoto. II ne choisit pas cet endroit par hasard, mais pour ses qualités énergétiques très particulières. […]

Pendant les trois semaines que dure la Méditation de la repentance du lotus, Mikao Usui médite, chante, et réalise toutes les pratiques qui en font partie. Au cours de cette méditation, il vit un moment hors du commun, un satori ou « illumination ».

Quand on dit satori – illumination, on ne compare en aucun cas Mikao Usui aux Grands Maîtres de l’histoire comme Bouddha ou Jésus-Christ. Le satori est un moment, un état hors du temps, hors de l’espace. La vie d’une personne qui a eu un satori change totalement.

Voici ce qui s’est passé pour Mikao Usui : en rentrant chez lui, il sent qu’une nouvelle énergie passe par ses mains et il est très confus. De son point de vue, il ne peut y avoir de « nouvelle » énergie parce que dans l’Univers il n’y en a qu’une seule : l’Energie Universelle. Elle est captée et canalisée par les différentes formes de vie de l’Univers. Ce que l’être humain capte naturellement et automatiquement s’appelle le Ki au Japon, Chi en Chine, Prana en Inde, Mana aux îles Hawaï. Mikao Usui sait parfaitement bien utiliser le Ki mais ce qu’il sent maintenant est très différent de ce qu’il connaît : il ne peut manipuler cette énergie, il ne peut lui imposer sa volonté d’aucune façon. Malgré cela, il se dit « Etant donné que tu sens cette énergie suite à l’expérience sur la montagne, ça doit être bon pour toi », c’est du bon sens. […]

Il se dédie de plus en plus à la pratique de cette nouvelle énergie qu’il définit peu à peu comme « énergie universelle de vie qui a une conscience propre ». Le mot « Reiki », qui va faire partie par la suite du système utilisé par Mikao Usui, est un mot qui existait déjà en japonais. Ce n’est pas Mikao Usui qui l’a inventé comme il est dit dans certains livres ; c’est un mot qui désigne l’Energie Divine ou l’Energie Cosmique. Dans un premier temps, M. Usui n’utilise pas ce mot. Son système s’appelle simplement Usui Teate ( La Méthode Usui de la main). Très rapidement, il est amené à fonder une organisation qu’il appelle « Usui Reiki Ryoho Gakkaî » et c’est dans ce cadre qu’il continue ses activités. II y donne beaucoup de traitements et beaucoup d’initiations.

Mikao Usui est décédé le 9 Mars 1926 d’une attaque cérébrale.

Hawayo Takata 

Parmi les élèves qui sont arrivés au niveau de la Maîtrise, il y avait avait un médecin, officier dans la Marine Impériale qui s’appelait Chujiro Hayashi. […] En 1931, date à laquelle il décide de partir, il fonde sa propre école qu’il appelle « Hayashi Reiki Kenkyukai » : Le Centre Hayashi de Recherche Reiki. Dans ce Centre de Reiki, Chujiro Hayashi propose des initiations et, aidé par ses élèves, il dispense beaucoup de traitements à des personnes non initiées. II connaît un très grand succès et de plus en plus de gens viennent vers lui.

En 1935, arrive à cette clinique une femme appelée Hawayo Takata, avec l’espoir de trouver là-bas une solution à ses problèmes de santé.

Et c’est exactement ce qui se passe : d’après le récit de Mme Takata elle-même, ses parents l’aident à aller voir un médecin qui lui trouve des calculs biliaires, un début d’appendicite et surtout une tumeur dans le ventre. Le médecin commence à la préparer pour l’opération sauf que l’Univers intervient : Mme Takata entend une voix qui lui dit que « L’opération n’est pas nécessaire ! ».

Mme Takata, n’étant pas une femme mystique, croit dans un premier temps qu’on lui fait une mauvaise blague. Ce n’est pas une blague et elle entend cette voix une deuxième fois « L’opération n’est pas nécessaire » et même une troisième, de manière de plus en plus nette et de plus en plus claire. Elle prend alors « la voix » au sérieux et demande à son médecin s’il existe une autre façon de guérir, à part l’opération. A sa grande surprise, le médecin lui parle d’une méthode différente, énergétique et l’envoie vers Chujiro Hayashi. Elle va à la clinique de Chujiro Hayashi où elle reçoit du Reiki pendant quarante jours de la part de deux personnes simultanément. Quand, au bout de quarante jours, elle retourne voir son médecin, elle n’a plus rien : pas d’appendicite, pas de calculs biliaires, pas de tumeur dans le ventre. Elle n’a vraiment plus rien !

Bien sûr, elle est plus qu’impressionnée. Elle retourne tout de suite au Centre de
C. Hayashi et lui dit : « Je ne sais pas ce que vous faites ici, mais je veux apprendre et faire comme vous ». C. Hayashi dit : « D’accord, bien, sois la bienvenue »… et elle commence l’apprentissage du premier degré. Pendant l’année qui suit, elle travaille dans la clinique de C. Hayashi le matin et l’après-midi elle fait des soins à domicile, aux gens qui ne peuvent se déplacer. Au bout d’un an, elle reçoit son deuxième degré et décide de rentrer chez elle à Hawaï où elle ouvre son propre cabinet. […] 

La guerre commence, Mme Takata est à Hawaï et elle a très peur. Bien qu’elle soit née à Hawaï, Mme Takata est d’origine japonaise. Donc, elle a peur d’avoir des ennuis en tant que Japonaise, voire même d’être déportée. De plus, elle se dit : « Non seulement je suis Japonaise mais je propose aux gens des traitements inhabituels dans un système conçu par un Japonais ». Elle sent le besoin d’être très discrète, enlève l’enseigne de sa porte et la cache au fond de la cave. (Cette enseigne a été retrouvée pratiquement 50 ans plus tard au fond de cette même cave, par hasard, par un Monsieur qui habite dans cette même maison et qui est Maître Reiki !)

Vers les années cinquante, Mme Takata recommence à donner des traitements et des initiations. Elle arrive sur le continent américain et initie de plus en plus ouvertement : rapidement, la situation redevient parfaitement calme. Elle se met alors à voyager et à initier de plus en plus. Les années passent et au début des années 1970, elle se dit :
« Je suis toujours le seul Maître de Reiki dans le monde. J’ai déjà plus de 70 ans et bien que je sois en pleine forme, je ne vais pas vivre éternellement « .

Étant donné que Chujiro Hayashi n’était plus de ce monde et qu’elle n’avait pas maintenu de relation avec sa femme, elle ne connaissait personne d’autre qui faisait du Reiki au Japon ; elle croyait que tous les enseignants avaient disparu pendant la guerre. Sentant cette grande responsabilité peser sur ses épaules, elle commence à proposer la Maîtrise et jusqu’en décembre 1980, où elle décède d’une crise cardiaque, elle initie 22 Maîtres de Reiki.

L’Alliance de Reiki et les indépendants 

Ces 22 maîtres de Reiki se rencontrent en 1981 et en 1982 et décident de fonder une association, organisation de soutien réciproque qu’ils appellent « L’Alliance de Reiki ». Comme toute organisation, il y a des règles de fonctionnement et il faut un Président. Mais tout le monde n’est pas d’accord avec ces règles les considérant trop dures, trop strictes et trop rigides. On suggère un Président, la petite fille de Mme Takata, Phyllis Lei Furumoto. Mais encore une fois tout le monde n’est pas d’accord avec cette proposition. De plus, on vient avec l’idée que le Président ne s’appelle pas « Président » mais, pour faire la différence entre les autres Maîtres et lui, que son titre soit « Grand Maître ». Et une fois de plus, tout le monde n’est pas d’accord avec cette idée.

Donc, une partie des Maîtres a adhéré à l’Alliance et l’autre partie a dit : « Nous nous déclarons Maîtres indépendants ». C’est à ce moment-là que l’appellation « Maître de Reiki indépendant » a commencé à être utilisée : « Nous nous déclarons indépendants par rapport à cette organisation, l’Alliance ». […]

II y a beaucoup de branches de Reiki et tout va bien aussi longtemps qu’on respecte l’esprit du Reiki Usui. Le problème, c’est que parfois on ajoute des pratiques et des croyances qui n’ont rien à voir avec le Reiki. Exemple : pour que le Reiki fonctionne, il faut croire (avoir la Foi), le Reiki dépend de tel ou tel « Maître », etc. Ces idées sont fausses et les croyances personnelles des praticiens n’influent en rien sur la qualité de l’énergie canalisée par leurs mains. Le Reiki est un phénomène énergétique totalement indépendant de nos croyances en tout genre et l’âge, le sexe, la religion, les études, la profession, etc. n’influencent en rien son efficacité.

Frank Arjava Petter 

Si vous avez acheté un livre ou si vous achetez prochainement un livre sur le Reiki publié avant 2002 – 2003, il est possible que vous trouviez une autre version de l’histoire du Reiki : c’est la version que Mme Takata racontait à l’époque.

Quand elle a repris ses activités après la guerre, Mme Takata a senti le besoin d’apporter quelques changements au Reiki pour qu’il soit accessible et acceptable pour les Américains de l’époque. Elle a donc simplifié l’enseignement du Reiki, a supprimé énormément de techniques et a aussi changé son histoire. […]

Après la mort de Mme Takata, des personnes ont commencé à faire des recherches, et déjà dans les années 1993 – 1994, on savait que Mikao Usui n’avait jamais été à l’Université de Chicago et jamais non plus à l’Université Doshisha de Kyoto, mais on n’avait aucune autre information. Certaines personnes disaient même : « A-t-il vraiment existé, ce Mikao Usui ? ». Heureusement la réponse est venue toute seule. Vers 1992, un maître de Reiki allemand qui s’appelle Frank Arjava Petter, marié à une Japonaise, décide de s’établir au Japon. II ouvre, avec sa femme, une école de langues pour enseigner l’anglais. Lui, qui venait juste de passer sa maîtrise de Reiki en Allemagne, se dit : « Et si j’essayais d’enseigner le Reiki également ? » ; et il a un succès presque instantané. Des centaines de personnes viennent de tout le Japon pour se faire initier.

C’est grâce à cela qu’il a commencé à faire des recherches. F. A. Petter finit par découvrir tous les détails de la vie de Mikao Usui, tels qu’ils sont exposés au début de ce chapitre. Il apprend ensuite où se trouve la tombe de Mikao Usui au cimetière Saihoji de Tokyo ; à côté de la tombe, il y a une grande stèle funéraire érigée en 1927 par ses élèves, sur laquelle sont gravés beaucoup de détails de sa vie. Tout cela, Frank Arjava Petter le partage avec le monde dans un premier livre qu’il a appelé « Le Feu du Reiki ».

Il continue ses recherches et trouve encore d’autres éléments intéressants qu’il communique dans son deuxième livre : « Le Legs du Docteur Usui ». Ces livres ne sont pas juste des livres d’histoire : F. A. Petter y présente le Reiki, parle beaucoup du côté spirituel et il aborde aussi le côté pratique et thérapeutique.

Ce que F. A. Petter a fait pour le Reiki est d’une importance capitale.

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